Une des premières nuits, sous la tente, j'ai cru entendre des coups de feu, et j'ai pensé à l'ours (oui, oui, je vous en parlerai de l'ours, mais il faut bien que je vous maintienne en haleine..). Ca n'était que le cri du glacier qui se trouvait à 7 km de là. Des craquements à la mesure de la masse de glace, des coups de tonnerre dans le silence, une plainte grinçante dans sa marche vers la mer.


Je m'attendais à naviguer au milieu des icebergs géants. Au Spitzberg, les icebergs sont moins gros qu'au Groenland.


Mais la glace est partout. Partout des glaciers démesurés.



Observer la taille et les formes de l'immense langue de glace qui se jette dans la mer, c'est effrayant et captivant. On ne s'approche pas à moins de 300 mètres : ça avance, la glace se brise, et tombe dans la mer avec fracas et vagues associés. J'ai vu des architectures entières s'effondrer : arches, ponts, murs, portes et sculptures diverses. La glace change sans cesse de visage.

En haut du Nordvagfjellet, on domine les glaciers de la baie du roi (une vue ahurissante, et une lumière de métal).

On réalise que plusieurs glaciers n'en font qu'un seul, à plusieurs bras, séparés par des lits de moraine noirs.




PS sous forme d'intermède scientifique :
Les glaces dérivantes sur l'eau sont parfois salées, parfois douces. Leur fonte est parfois responsable de la montée des eaux, parfois non. Pourquoi ça ? hum ???
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